Pour l’amour de la science

Le mot science vient du latin scrire, savoir. Elle désigne l’ensemble des disciplines et des connaissances obtenues par une démonstration, par une observation ou une expérimentation. L’idée étant toujours de d’élaborer des concepts qui permettent de décrire au plus près la réalité dans laquelle nous vivons. En philosophie, l’épistémologie est la discipline qui s’efforce de mesurer la validité de la science.

Les méthodes scientifiques reposent en grande partie sur la méthode expérimentale et ne sont pas toujours d’une parfaite rationalité. Elles reposent souvent sur une vérification empirique d’une ou d’hypothèses. Ainsi la validité de la science dépend de celle de ses concepts.

Ainsi contrairement aux lieux communs, la science ou les sciences ne sont pas le réceptacle de vérités absolues. Il suffit de se pencher un peu sur l’histoire des sciences et des grandes découvertes scientifiques même en mathématiques pour s’en apercevoir. La science est en perpétuelle évolution, constituée d’hypothèses non définitives et non stables. Les théories les mieux admises sont régulièrement réfutées sans toutefois être un ensemble d’opinions réfutables par toute personne qui y a accès.

Les changements de paradigmes ont toujours eu lieu jusqu’à la révolution numérique actuelle qui a évidemment pour socle l’évolution de la science. Pendant 18 siècles, et jusqu’à la renaissance, la quasi totalité des savants a toujours pensé que la Terre était immobile au centre du monde. Il était évidemment difficile avec un tel postulat d’expliquer les mouvements de toutes les planètes et il fallait recourir à la notion d’épicycle pour y parvenir (les planètes accomplissent alors de temps à autre un looping). Malgré les imperfections de ce système, les scientifiques de l’époque parvenaient à décrire la plupart des phénomènes célestes.

Bien avant, la révolution copernicienne avait déjà fourni un bon exemple de la lenteur avec laquelle les théories scientifiques changent de paradigme. Les Grecs avaient émis un certain nombre d’hypothèses pour expliquer les mouvements des astres. Au IVeme siecle avant notre ère, Heraclide, affirmait déjà que le mouvement du ciel était du à la rotation journalière de la Terre sur elle même plutôt qu’à un mouvement de rotation des étoiles. Bien plus tard, il aura fallut attendre les découvertes de Kepler et Galilée pour que le mouvement de la Terre soit définitivement acquis auprès des astronomes. Les lois de Kepler sont d’ailleurs étudiées aujourd’hui dans le programme de physique-chimie de terminale S.

Pour observer un fait, encore faut-il que le chercheur sache ce qu’il faut observer. Cette attitude suppose l’existence d’une idée assez précise que le scientifique veut soumettre au verdict de l’expérience. Tout cela bien entendu en sachant que si l’expérience confirme l’hypothèse, cela ne signifie pas que la théorie soit vraie.

La physique et la chimie sont connues plutôt comme des sciences dites expérimentales contrairement aux mathématiques. Nous n’avons pas le choix d’être ou de ne pas être d’accord avec la logique et de manière général les maths. Les affirmations et les théorèmes démontrés sont universels. Il convient alors de justifier l’adéquation entre cette science dite abstraite et le concret de l’expérience.

C’est au 19ème siècle que la logique connait un essor sans précédent. La création d’un langage artificielle permet alors à la logique de s’affranchir de tout contenu empirique. Traditionnellement, les axiomes de la logique ou des mathématiques devaient être évidents pour être admis.

Les cours de maths aujourd’hui au lycée se fondent beaucoup sur les mathématiques construites jusqu’au 19ème siècle par Aristote, Pythagore, Cours Thales ou encore Euclide. Les cours de maths en prépa eux se fondent sur des mathématiques plus moderne à l’instar de Bernstein, Legendre, ou encore Lagrange.

Les cours de maths ont toujours posé des problèmes aux élèves et beaucoup aujourd’hui en vienne à prendre des cours particuliers afin de préparer examens et concours. D’autres ont recours à un stage intensif de maths en Terminale S communément appelé stage de préparation du bac, ou encore en prépa pour s’améliorer, réviser ou encore approfondir les notions et les cours.

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